• Patricia Roy

À bas l’intimidation !



Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler d’histoires d’intimidation à l’école. Pourtant, c’est un sujet dont on discute depuis plusieurs années maintenant, mais qui semble toujours aussi présent. (#intimidation)


J’ai moi-même subi beaucoup d’intimidation lorsque j’étais enfant. Toute petite, j’étais une petite fille à maman, dans les jupons de ma mère. J’étais gênée, peu confiante en moi et surtout tellement sensible. Est-ce là pourquoi j’étais une cible pour les intimidateurs ? Je ne le saurai jamais. Chose certaine, c’est que je trouvais toujours le moyen de me faire les mauvaises amies, celles qui n’étaient pas gentilles et qui me faisaient le plus souffrir.


Au primaire, j’en ai enduré… je me souviens de deux grands dans l’autobus scolaire qui se plaisaient à me donner des « bines » sur les cuisses en passant à côté de moi. Je rentrais à la maison avec des bleus. J’ai aussi été la victime, le temps de toute une année, d’un vrai bourreau.


Que cette enfant pouvait être cruelle ! Plus de trente ans plus tard, je ressens encore des frustrations quand j’en parle. Elle faisait tout pour me rendre la vie misérable. Je me rappelle que tous les matins, je me retrouvais roulée en boule au pied du lit de mes parents en pleurant, car je ne savais pas si (appelons-la Chloé) Chloé serait gentille ou pas avec moi cette journée-là. Une année complète à subir les malfaisances de cette petite fille… Comment peut-on être si méchante à 10 ans ? Je ne le comprendrai jamais en fait. (#intimidateurs)


Elle pouvait s’amuser à monter tous les élèves de la classe contre moi en inventant des faussetés à mon sujet, défaire mon travail, briser mes choses, rire de moi devant tout le monde, détruire mes œuvres en art plastique, me dépeigner pour que je sois la risée de tous, m’obliger à faire ceci ou cela, etc. Combien de fois me suis-je rendue à l’infirmerie en prétextant un malaise, afin qu’on appelle ma mère pour qu’elle vienne me chercher, seulement pour pouvoir me sauver d’elle le temps d’une journée ?


Heureusement, cette année-là a été la dernière. Après un avertissement plus que formel de ma mère auprès de la direction de l’école, il a été convenu que je ne devais plus jamais me retrouver dans la classe de Chloé et c’est ce qui s’est passé. Peut-être que ce cauchemar m’a fait apprendre quelque chose, car après ça, j’ai connu de nouvelles amies et l’histoire ne s’est jamais répétée.


Ça fait encore mal d’y penser. Et maintenant que je suis une maman, j’ai peur que cela puisse arriver à mes enfants, aujourd’hui plus que jamais à l’ère des médias sociaux… Je suis inquiète et ça me briserait le cœur qu’elles puissent vivre de l’intimidation.


Toutefois, me retrouver de l’autre côté de la médaille me dérangerait tout autant. Je serais dévastée que mes filles puissent devenir des intimidatrices. Cependant, aussitôt informée, je ne laisserais jamais passer cela. Je pense que nous, les parents, avons un rôle important à jouer dans tout ça. Feindre d’ignorer quelque écart ou comportement d’intimidation est totalement inacceptable.


Pour ma part, si un parent me disait que mes fillettes ne sont pas gentilles avec un enfant, j’aviserais très sévèrement. Pas question que mes bébés filles puissent faire subir à quelqu’un ce que j’ai enduré. Le problème, c’est que j’ai souvent entendu des parents défendre leurs enfants bec et ongles, sans même se demander si ce qu’on leur racontait était possible ou si le commentaire pouvait être vrai. Il y a rarement de la fumée sans feu selon moi !


Peut-être que votre mini est le plus gentil du monde à vos yeux, mais si ce mini se permet d’être un monstre à l’école et d’intimider les autres, ne pensez-vous pas que c’est de votre devoir de vous assurer que ça ne se reproduise pas ?Les enfants apprennent par l’exemple, et bien sûr, s’ils nous entendent dire des choses désobligeantes sur les autres, ça n’aide pas.


Donc voilà ma demande de ce matin. Chers parents, ensemble soyons solidaires et assurons-nous que l’intimidation ne soit plus d’actualité. Restons ouverts aux commentaires que nous pourrions recevoir sur les comportements de nos enfants. Oui, on les croit parfaits et sans reproche, mais se garder à l’affût de ce genre de geste ne peut que servir la génération future.


Ensemble, tentons d’éviter qu’un autre jeune puisse souffrir. Chacun a le droit de grandir dans un environnement sain, rempli de bonheur, d’amitié et sans méchanceté.


À très bientôt. Suivez-moi sur Facebook, partagez et commentez mes articles. J’aime beaucoup connaître l’opinion de mes lecteurs.

Patricia

#dahliana #dahlianaetcie #abaslintimidation #blogdemaman


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